jeudi 31 août 2017

Brus: généalogie

 J'avais présenté dans un article de ce blog, une généalogie de la famille Brus, trouvée sur Internet. Je viens de mettre la main sur le même texte contenant des mises à jour ou des compléments intéressants. La généalogie n'étant pas un de mes domaines de prédilection même si je trouve cela très intéressant, je ne peux que dire bravo à ce travail trouvé ici:

http://docplayer.fr/41070202-Brus-les-brus-sont-originaires-de-conchez-de-bearn-dans-l-actuel-canton-de-garlin-pyrenees-atlantiques-a-environ-30-km-au-nord-nord-est-de-pau.html

BRUS

Famille de pharmaciens de la ville de Dax.

Les Brus sont originaires de Conchez-de-Béarn, dans l’actuel canton de Garlin (Pyrénées-Atlantiques), à environ 30 km au nord-nord-est de Pau.

Première génération
Daniel Brus, marchand (vers 1677-1742)
Demoiselle Marie Labat, âgée d’environ 70 ans, épouse du sieur Daniel Brus, marchand, meurt à Conchez le 20 juin 1740.
Daniel Brus, marchand, âgé de 65 ans, meurt à Conchez le 5 août 1742.

D’où :
- Jean Brus, qui suit.

- Jean Brus, marchand apothicaire (1703-1775)
Né à Conchez le 19 février 1703.
Jean Brus, marchand apothicaire, âgé d’environ 72 ans, meurt à Conchez le 20 avril 1775.
Il avait épousé Suzanne de Mardes.

- Marie Brus (1706-1778)
Née à Conchez le 15 février 1706.
Jean Dufau, ancien garde du corps du roi, et Marie de Brus, sont parrain et marraine
d’un enfant baptisé à Conchez le 18 juin 1722.
Le sieur Jean Dufau, bourgeois et ancien garde du corps, âgé de 94 ans, meurt à
Conchez le 18 février 1758.
Le 26 novembre 1759, à Conchez, Marie Brus, veuve de Jean Dufau, bourgeois et
ancien garde du corps, épouse Jean Blandin, marchand apothicaire, de Conchez.
Jean Blandin, bourgeois et jurat de Conchez, âgé d’environ 60 ans, meurt à Conchez
le 27 janvier 1776.
Demoiselle Marie de Brus Blandin, âgée de 72 ans, meurt à Aubous le 30 juillet 1778.

Deuxième génération
Jean Brus, marchand (1701-1767)
Né à Conchez le 16 octobre 1701.
Le 18 juin 1727, à Conchez, il épouse Marie Saint-Martin, née à Conchez le 26 avril 1708.
Elle est fille de Pierre Saint-Martin dit Bidon, chirurgien, décédé à Conchez le 11 mars 1740, à l’âge d’environ 70 ans, et de Jeanne Basse, décédée à Conchez le 2 novembre 1722, à l’âge de 50 ans.
Demoiselle Marie Saint-Martin, âgée d’environ 38 ans, épouse de Jean Brus, marchand, meurt à Conchez le 17 janvier 1748.
Le sieur Jean Brus, bourgeois et marchand, âgé de 66 ans, meurt à Conchez le 16 octobre 1767.

D’où

- Marie Brus (1728-1730)
Née à Conchez le 4 avril 1728.
Elle meurt à Conchez le 17 avril 1730.

- Jean Brus, marchand (1729-1811)
Né à Conchez le 29 mai 1729.

Le 13 février 1754, à Pau, Jean Brus, marchand, épouse Marie-Anne Dufaut, native de Pau, fille de feu sieur Joseph Dufaut, marchand,et de Demoiselle Marie de Brune. Jean Brus, marchand apothicaire, de Conchez,oncle de l’époux, est témoin.
Jean Brus, négociant, âgé d’environ 83 ans, meurt à Conchez, dans sa maison, le 5
janvier 1811.
Dame Marie Dufaut, veuve Brus, meurt à Conchez le 28 novembre 1815, à l’âge d’environ 80 ans.

- Marie Brus (1730-?)
Née à Conchez le 9 juin 1730.
- Marie Brus (1731-?)
Née à Conchez le 15 août 1731.
Le [30 janvier] 1754, à Conchez, Demoiselle Marie Brus épouse le sieur Jean Habas, de Simacourbe.
Le 27 avril 1755, un enfant du sieur Jean Habas et de Demoiselle Marie de Brus, dits
de Doues de Simacourbe, naît à Simacourbe. Son parrain est le sieur Jean de Brus, de Conchez, grand-père de l’enfant.
Le sieur Jean Habas dit Doues, âgé d’environ 75 ans, meurt à Simacourbe le 30 avril 1786.

- Suzanne Brus (1732-1771)
Née à Conchez le 10 août 1732. Son parrain et sa marraine sont le sieur Jean Brus, marchand apothicaire, et Demoiselle Suzanne de Mardes, son épouse, de Conchez.
« L'an 1771, le 21 septembre, mourut dans la maison de monsieur Brus marchand,
Suzanne de Brus, âgée d'environ 40 ans, après avoir reçu les sacrements de pénitence et extrême onction, n'ayant pu recevoir le saint viatique à cause de [paralysie] dont elle était [...] depuis environ 19 ans, et fut enterrée le 22 du mois dans la chapelle Notre Dame du présent lieu ».

- Jean Brus, qui suit.

- Pierre Brus (1735-1735)
Né à Conchez le 20 mars 1735.
Pierre Brus meurt le 23 mars 1735.

- Marie Brus (1736-1809)
Née à Conchez le 23 avril 1736.
Le 26 juin 1758, à Conchez, elle épouse Jean Quidel , bourgeois de Conchez.
Jean Quidel, bourgeois, âgé d’environ 55 ans, meurt, à Conchez le 17 juillet 1775.
Marie Brus, maîtresse de la maison de Quidel, âgée d’environ 65 ans [sic], meurt à
Conchez le 31 août 1809.

- Pierre Brus (1737-?)

Né à Conchez le 19 juillet 1737.
Le 27 octobre 1763, le sieur Pierre Brus est parrain de son neveu, baptisé à Dax,
mais il est remplacé par son frère Jean Brus, de Conchez.
Monsieur Pierre Brus est de nouveau remplacé lors du baptême à Dax de sa nièce et
filleule, le 13 février 1773.
- Jacques Brus (1739-?)
Né à Conchez le 30 janvier 1739. Son parrain est le sieur Jacques de Saint Martin, seigneur de Beyrie, de la ville de Pau, et sa marraine, demoiselle Jeanne de Saint Martin, sa sœur, de Conchez.

- Alexandre Brus (1740-1741)
Né à Conchez le 19 septembre 1740.
Jacques Brus meurt le 10 septembre 1741.

- Ursule Brus (1743-1818)
Née à Conchez le 6 avril 1743.
Le 7 octobre 1765, à Conchez, Ursule Brus épouse Pierre Coulom, de la paroisse d’Aydie.
Pierre Coulom, âgé de 90 ans, meurt à Aubous le 20 mars 1818.
Ursule Brus, veuve Coulom, âgée de 80 ans, meurt à Aubous le 2 août 1818.

- Jeanne Brus (1744-1748)
Née à Conchez le 8 octobre 1744.
Jeanne Brus meurt le 28 août 1748.
- Jean Brus, pharmacien (1746-1808)
Né à Conchez le 14 janvier 1746.
Le 11 août 1772, à Sainte-Marie-d’Oloron, le sieur Jean Brus, apothicaire, Demoiselle
Jeanne Priou, fille du sieur Charles Priou, maître chirurgien, et de feue Demoiselle Marie Saffores, en présence de Jean Brus, négociant, frère de l’époux.
Demoiselle Jeanne Priou, épouse du sieur Jean Brus, apothicaire, âgée d’environ 38 ans, meurt à Sainte-Marie le 6 janvier 1789.
Le sieur Jean Brus, pharmacien, âgé de 60 ans, veuf de Demoiselle Jeanne Priou,
meurt à Sainte-Marie, dans sa maison sise Rue d’Espourraux, le 3 janvier 1808.

Troisième génération
Jean (Jean-Baptiste) Brus, maître apothicaire (1734-1795)
Né à Conchez le 6 avril 1734.
Le 23 octobre 1759, à Dax, Jean-Baptiste Brus, maître apothicaire, fils de Jean Brus
et de feue Marie Saint Martin, épouse Marguerite Sansoube, fille de Timothée Sansoube, bourgeois et marchand de Dax, et de Marguerite Puyo.
Sieur Timothée Sansoube et Demoiselle Marguerite Puyo, habitants de Dax, se sont
mariés à Estibeaux le 28 juin 1728.
Le 11 juin 1767, devant Darracq, notaire à Dax, Jean-Baptiste Brus, bourgeois et apothicaire, achète pour la somme de 1200 livres, la maison de Gaujacq et deux
jardins, situés à Saint-Vincent-de-Xaintes, à Laurent Dufourcq.1

1 A. D. Landes, 2 C 517/2.

Le 16 août 1768, devant Darracq, notaire à Dax, Jean-Baptiste Brus, apothicaire, achète pour la somme de 2100 livres, la maison de Pomiers, à Dax, à Pierre Grateloup.2
Le 7 juin 1769, devant Darracq, notaire à Dax, Jean-Baptiste Brus, apothicaire, achète pour la somme de 6100 francs, la maison de Labeaume, à Dax, à Jeanne Subercasaux.3
Le 12 mai 1770, devant Darracq, notaire à Dax, Baptiste Brus, apothicaire, vend pour la somme de 424 livres, un jardin à Saint-Vincent-de-Xaintes, à Jacques Marcadier.
Jean-Baptiste Brus meurt à son domicile le 23 août 1795.4
Lors du règlement de la succession de Marie Brus, le 16 février 1813, il est insiqué que la succession de Jean-Baptiste Brus, son père, n’était composée d’aucun bien propre mais uniquement de ceux acquis en société pendant son mariage avec Marguerite Sansoube, à savoir la maison de Labeaume, sise à Dax, rue Saint-Vincent, valant 310 francs de revenu, et la métairie de Lasserre, située à Tercis, consistant en bâtisse, jardin, eyriaux, vigne, terres labourables, prairies, landes, échalassières, contenant environ 9 hectares, valant 200 francs de revenu. Les deux immeubles représentent un capital de 10 200 francs.5
Marguerite Sansoube, âgée de 90 ans, meurt à Dax le 16 mars 1821.

D’où :
- Jean-Baptiste Brus (1760-1762)
Né à Dax le 17 juillet 1760. Son parrain est le sieur Jean-Baptiste Brus, marchand,
habitant de Conchez.
Il meurt à Mimbaste (Menjon) le 4 avril 1762.

- Marie (Angélique) Brus, rentière (1761-1855)
Née à Dax le 1er octobre 1761. La marraine est Marie Brus, épouse de Monsieur
Blandin, bourgeois de Conchez.
Le 16 février 1813, Marie-Angélique Brus, comparaît pour recueillir la succession de
Marie-Magdeleine Subercazaux, ex-religieuse, décédée le 26 janvier. Elle a été déclarée son héritière par le testament du 16 juin 1812, enregistré le 27 janvier 1813.
Cette succession se compose de meubles évalués à la somme de 200 francs.6
Angélique Brus, rentière, célibataire, âgée de 94 ans, meurt à Dax le 14 janvier 1855,
Rue Saint-Vincent, maison Brus.

- Marie Brus, rentière (1762-1812)
Née à Dax le 15 septembre 1762. Sa marraine est Demoiselle Marie Brus Habas, de
Simacourbe.
Demoiselle Marie Brus, célibataire, meurt à Dax le 18 novembre 1812, à l’âge de 50 ans.
Lors du règlement de la succession, le 16 février 1813, ses meubles sont évalués à
la somme de 200 francs. Marie Brus était en possession de la septième partie des
immeubles de la succession de son père Jean-Baptiste Brus, encore en indivision
entre les enfants survivants.

2 A. D. Landes, 2 C 517/2.
3 A. D. Landes, 2 C 517/2.
4 A. D. Landes, 3 Q 249.
5 A. D. Landes, 3 Q 242.
6 A. D. Landes, 3 Q 242.

- Pierre Brus, pharmacien (1763-?)
Né à Dax le 26 octobre 1763.
Le 10 avril 1789, Pierre Brus, maître en pharmacie habitant le Cap Français, dans l’île de Saint-Domingue, fils aîné de Jean-Baptiste Brus, bourgeois et marchand apothicaire, est émancipé et mis hors de la puissance paternelle.7
Il meurt, sans doute au Cap-Français, avant 1820. Il ne vit plus lors de l’ouverture de
la succession de son frère Jean, curé de Hinx.

- Suzanne (Ninette) Brus, rentière (1764-1828)
Née à Dax le 5 décembre 1764.
Mademoiselle Suzanne Ninette Brus, rentière, âgée de 64 ans, meurt à Dax le 3 mars 1828.
Le 28 juillet 1828, sa sœur Angélique, rentière, recueille sa succession dont elle est
l’unique héritière, en vertu du testament passé devant Me Vallée, notaire à Dax, le 21 février 1822. Les meubles sont évalués à la somme de 204 francs. Les immeubles se
composent de la moitié de la métairie de Lasserre, située à Tercis, consistant en maison pour le colon, grange, jardin, terres labourables, vignes, barthe et landes, formant un seul corps de culture, non affermée et dun revenu de 90 francs. L’autre moitié appartient déjà à Angélique Brus.8

- Marie (Loulette) Brus (1766-?)
Née à Dax le 9 février 1766.
Marie Brus, âgée de 23 ans [sic] épouse à Dax, le 16 septembre 1795, Jean-Pierre Chansarel, pharmacien à Cahors, âgé de 27 ans, fils de feu Pierre Chansarel et de
Marie Lescale.
Le 4 avril 1821, à Bordeaux, Marie Brus, femme Chansarel, donne procuration à son
frère Antoine Brus, pharmacien à Dax, pour recueillir la succession de leur frère Jean. Jean-Pierre Chansarel est alors pharmacien à Bordeaux. Il demeure rue Pont-Sainte-Eulalie, n° 6.9
Monsieur Chansarel, pharmacien de Bordeaux, ancien pharmacien de 1ère classe des armées, a publié une Nouvelle doctrine chimique, suivie d’une dissertation sur les poisons et contrepoisons, et propositions de nouveaux moyens de traiter de l’empoisonnement, avec des observations sur la toxicologie de M. Orfila,10
En 1807, il préconise l’usage du tannin, soit comme antidote de plusieurs corps vénéneux, soit comme médicament dans plusieurs nuances pathologiques. En 1840, le docteur Chansarel, fils du pharmacien, soutenant les opinions paternelles, publie un Mémoire sur le tannin, ses vertus, ses propriétés physiques et chimiques, et sa formation dans les végétaux. Il affirme notamment que le tannin détruit le venin des mauvais champignons.11

- Antoine, Brus, qui suit ;

- Jean (Ninet) Brus, prêtre (1768-1819)
Né à Dax le 13 octobre 1768.

7 A. D. Landes, 3 E 2-44/1 (Deléon, notaire à Dax).
8 A. D. Landes, 3 Q 3034.
9 A. D. Landes, 5 V 325.
10 Journal général de médecine, de chirurgie et de pharmacie, tome 89, 28e de la 2e série, page 398, 1824.
11 Actes de l’Académie Royale de Bordeaux, 2e année, page 600, 1840.

Jean Brus, âgé de 26 ans, est témoin le 16 septembre 1795, du mariage de sa sœur
Marie. Le 2 août 1798, il est témoin de la naissance de son neveu Antoine Joseph Edmond.
Il est ordonné prêtre en Espagne durant la révolution et reste diacre jusqu’en 1801.12
Il est nommé curé de Hinx le 1er février 1810.
Il meurt au Presbytère de Hinx le 23 septembre 1819
.
Un acte de notoriété est établi par Me Vallée le 1er décembre 1819.13
Le 12 mars 1820, ses héritiers comparaissent pour recueillir sa succession : Antoine
Brus, pharmacien à Dax, Marie-Angélique, Suzanne et Marie Brus, ses frère et sœurs, Marie-Angélique et Jean Brus, représentant feu Augustin Brus, ses nièce et neveu. La succession se compose d’un mobilier évalué à la somme de 1875 francs.
Un inventaire a été dressé. Le haut du document est tronqué. Le premier article manquant est estimé 540 francs. Suivent une armoire, 60 f., un autre article comportant le mot "glaces", 45 f., 36 chaises, 36 f., un buffet d’office, 25 f., verrerie et faïence, 80 f., des livres divers, 25 f., un cochon, 72 f., un cheval, 75 f., une batterie de cuisine, 120 f., 4 barriques de vin nouveau, 130f., vestiaire, 115 f., linge, 320 f., une montre, 72 f., et argenterie, 160 f.14

- Blaise Brus (1770-1786)
Né à Dax le 23 septembre 1770.
Blaise Brus meurt à Dax le 28 mars 1786.

- Jean Brus, apothicaire (1772-1795)
Né à Dax le 28 janvier 1772.
Jean Brus fils, apothicaire, âgé de 23 ans, meurt à Dax le 11 mai 1795.

- Marie Brus (1773-1775)
Née à Dax le 13 février 1773. Le parrain, Monsieur Pierre Brus, est représenté par Bernard Darracq.
Marie Brus meurt à Dax le 30 décembre 1775, à l’âge d’environ 3 ans.

- Antoine (Augustin) Brus, pharmacien (1774-1803)
Né à Dax le 12 avril 1774.
Le 21 janvier 1796, à Saint-Jean-Pied-de-Port, Antoine Brus, officier de santé à
Saint-Jean-Pied-de-Port, épouse Marguerite Paladan, née à Saint-Jean-Pied-de-Port le 13 mai 1767, fille de Jean Paladan, teinturier, et de Margueritte Ravisse.
Jean Paladan, âgé de 79 ans, natif de Pont-Saint-Esprit, au diocèse d’Uzès (actuel
département du Gard), meurt à Uhart-Cize le 31 mai 1772. Il s’agit certainement du
grand-père paternel de Marguerite Paladan.
Le 1er mai 1778, à Uhart-Cize, Margueritte Ravisse-Paladan, dame de Lohitéguy, en
la rue Saint-Michel, est marraine d’un enfant.
Jean Paladan, teinturier, sieur de la maison de Lohitéguy de la rue Saint-Michel d’Uhart, âgé de 55 ans, meurt le 27 août 1788. Son corps est inhumé à Saint-Jean-Pied-de-Port, au cimetière de l’église Sainte-Eulalie-d’Ugange.
En juillet 1802, Antoine-Augustin Brus est pharmacien à Paris. Il est père d’un enfant,
probablement illégitime, de Marie-Anne-Muller.

12 Joseph Légé, Les diocèses d’Aire et de Dax ou le Département des Landes sous la Révolution, tome I, page 186, et tome II, page 350.
13 A. D. Landes, 5 V 325.
14 A. D. Landes, 3 Q 532.

Antoine-Auguste Brus, pharmacien de 3e classe à l’armée de Saint-Domingue, est mort de la fièvre jaune, au Cap le 3 janvier 1803 (13 nivôse de l’an XI)15.
« Brus, officier de santé, âgé de 26 ans, d’une constitution replète et sanguine et d’un tempérament robuste, fut saisi par le frisson,le 29 décembre 1802, à neuf heures du matin (...) Henri, chirurgien de première classe, qui avait prodigué à Brus les soins de la plus tendre amitié, fut tellement affecté de sa mort qu’il ne tarda pas à le suivre. »16.
Marguerite Paladan, veuve de Jean [sic] Brus, ménagère, âgée de 80 ans, meurt à
Saint-Jean-Pied-de-Port (maison Petitenia, rue de la Citadelle) le 6 janvier 1849.

D’où :

- Marguerite (Marguerite-Angélique) Brus, cuisinière (1796-1877)
Née à Saint-Jean-Pied-de-Port le 17 juillet 1796.
Le 22 novembre 1831, à Saint-Jean-Pied-de-Port, Marguerite-Angélique Brus, cuisinière à Saint-Jean-Pied-de-Port, épouse Martin Espil, cordonnier à Saint-Etienne-de-Baïgorry, né à Saint-Etienne-de-Baïgorry le 1er septembre 1805, fils de Jean Espil, charpentier, et de Jeanne Ourracariet, maîtres de la maison de Harrigorry.
Marguerite-Angélique Brus, âgée de 83 ans, épouse de Martin Espil, domiciliée à Saint-Jean-Pied-de-Port, meurt à l’Hospice de cette ville le 14 octobre 1877.

- Amien (Jean) Brus (1798-?)
Né à Saint-Jean-Pied-de-Port le 23 avril 1798.
En 1820, il est avec sa sœur l’un des cohéritiers de Jean Brus, curé de Hinx, leur oncle. Le 10 février 1820, Jean et Angélique Brus donne procuration à leur oncle Antoine, pharmacien à Dax, pour recueillir la succession.17

- Désiré-Pierre-Antoine Brus (1802-1802)
Désiré-Pierre-Antoine Brus, âgé de 15 jours, fils dAntoine-Augustin Brus, pharmacien, et de Marie-Anne Muller, demeurant à Paris, meurt à Millemont, Yvelines, chez Baptiste Morilion, où il était en nourrice, le 24 juillet 1802.

- un garçon « mort en naissant » à Dax le 28 janvier 1777.

Quatrième génération
Antoine Brus, pharmacien (1767-1835)
Né à Dax le 17 avril 1767.
Le 1er mars 1802, à Dax, Antoine Brus, pharmacien, épouse Marie-Joseph-Hélène
(Hélène-Joséphine) Saussay, née à Magny, Seine-et-Oise, le 10 décembre 1772, fille d’Emmanuel-Emé-Edmond Saussay, pharmacien au Cap-Français, et de Marie-Hélène Laborie.
A l’occasion de leur mariage, ils légitiment leurs deux enfants, Hélène-Virginie et Antoine-Joseph-Edmond.

15 Société de pharmacie de Paris, Journal de pharmacie et de chimie, 1908 ; Antoine Balland, Les pharmaciens militaires français, 1913, page 130.
16 Victor-François Bally, Du typhus d’Amérique ou fièvre jaune, 1814, pages 132-135. Ces pages décrivent l’évolution de la maladie chez le jeune pharmacien Antoine Brus.
17 A. D. Landes, 5 V 325.

Le 1 er juin 1823, Antoine Brus fait un testament olographe, déposé en l’étude de Me
Vallée. Il lègue à son épouse la jouissance pendant sa vie, de sa pharmacie, et de tous ses biens meubles, effets mobiliers et "choses pensées meubles". La nue-propriété est léguée à Adolphe Brus, fils du testateur, par préciput et hors-part.
Antoine Brus meurt à Dax, dans sa maison, Rue Saint-Vincent, le 27 octobre 1835.
Le 20 avril 1836, sa veuve et ses deux enfants recueillent sa succession. La pharmacie, les créances et les objets mobiliers s’élèvent à la somme de 7167 francs.
Les biens immobiliers se composent d’une maison située à Dax, rue Saint-Vincent, habitée par la veuve, évaluée 365 francs de revenu, au capital de 7300 francs, ainsi
que d’une autre maison, attenante à la précédente, évaluée faute de bail 350 francs
de revenu, au capital de 7000 francs. Le défunt possédait également la métairie de
Barbé, à Saint-Pandelon, consistant en bâtiments, aire, jardin et terres de diverses
natures de culture, non affermées, évaluées 350 francs de revenu, au capital de 7000 francs, et la métairie de Lasserre, située à Saugnac, comportant maison pour le colon, aire, jardin et terres, le tout évalué faute de bail 150 francs de revenu, au capital de 3000 francs. Enfin, il possédait une petite maison située à Dax, derrière le bain, non affermée, évaluée 50 francs de revenu, au capital de 1000 francs.
Marie-Josèphe-Hélène Saussay meurt à Dax le 21 novembre 1840.

D’où :
- Hélène-Virginie Brus, rentière (1794-1874)
Née à Magny18, Seine-et-Oise, le 6 juin 1794. La mère est dite "épouse en légitime mariage" d’Antoine Brus, domicilié à Magny. Le père est assisté de Marie-Hélène Laborie, âgée de 42 ans, grand-mère maternelle de lenfant.
Le 19 février 1816, à Dax, Hélène-Virginie Brus épouse Robert Puyo, propriétaire, né à Nousse le 8 juin 1793, fils de feu Jean Puyo et de Catherine Darrifourcq.
Robert Puyo meurt à Nousse (au Sarrail) le 11 février 1869.
Hélène Brus meurt à Nousse le 28 janvier 1874.

- Antoine-Joseph-Edmond Brus, qui suit.

Cinquième génération
Antoine-Joseph-Edmond (Adolphe) Brus, docteur en médecine (1798-1851)
Né à Dax le 2 août 1798. Dans son acte de naissance, il est dit « fils légitime » d’Antoine Brus et de Marie-Josèphe-Hélène Saussay. Ses parents se marieront trois ans plus tard.
Antoine-Joseph-Edmond Brus et sa sœur Hélène-Virginie ont droit de colon à Saint-Domingue. En effet, leur grand-père maternel était pharmacien au Cap-Français.
Leur oncle paternel Pierre Brus a également vécu au Cap où il exerçait également la
profession de pharmacien en 1789 (voir ci-dessus).19
Le 22 juin 1841, à Nousse, Antoine-Joseph-Edmond Brus, docteur en médecine, épouse sa nièce Marie-Catherine-Hélène-Antoinette (Naïs) Puyo, née à Dax le 17 janvier 1817, fille de Robert Puyo et d’Hélène-Virginie Brus.
Antoine-Joseph-Edmond Brus, docteur en médecine, meurt à Dax, dans sa maison
d’habitation, rue Saint-Vincent, le 2 août 1851.
Le 13 août 1873, devant Ducos, notaire à Montfort, Naïs Puyo, veuve Brus, de Gamarde, achète à Charles Moreux, receveur de l’enregistrement à Mehun-sur-

18 Magny-en-Vexin, actuel département du Val-d’Oise.
19 Archives Nationales, F/12/2759, Indemnisation des
colons spoliés.

Yèvre, Cher, la propriété de Méninolle, à Nousse, pour 8020 francs. Les 26 juillet et 16 septembre 1875, devant Ducos, notaire à Montfort, Naïs Puyo, veuve Brus, de Gamarde, revend à François Larrède, de Montfort, la maison et le jardin de Meninolle, et à Hippolyte Castets, de Montfort, les terres du domaine, pour les sommes respectives de 7000 et 4000 francs.
Marie-Catherine-Hélène-Antoinette Puyo, veuve d’Adolphe Brus, meurt à Gamarde
(Loustau) le 27 octobre 1903.

D’où :

- Marie-Paschalie-Hélène Brus, qui suit.

Sixième génération
Marie-Paschalie-Hélène Brus, rentière (1842-1934)
Née à Dax le 27 mars 1842.
Le 3 février 1863, à Nousse, Marie Paschalie Brus, fille de feu Antoine-Joseph-Edmond Brus et de Marie-Catherine-Hélène-Antoinette Puyo, propriétaire à Nousse, épouse son cousin Lucien-Robert-Vital Cardenau, propriétaire rentier à Gamarde,
né à Gamarde le 28 juillet 1828, fils de feu Jean-Luc Cardenau et de Victoire Puyo.
Lucien Cardenau meurt à Gamarde (Loustau) le 3 mai 1913.
Hélène Brus meurt à Gamarde (Loustau) le 26 février 1934.
Antoinette Baqué, épouse Darricau, arrière-petite-fille de Robert Puyo et d’Hélène-
Virginie Brus, hérite des époux Cardenau.

mercredi 30 août 2017

Conchez: les chemins de Pyrène (André Anglade)



    " Mais déjà, au-delà de Vialer, Conchez, ancienne capitale, nous accueille sur le haut de la poudge.
       Ce petit bourg a gardé tout le charme de l'ancienne résidence d'été des seigneurs béarnais qu'elle fut aux XVIIe et XVIIIe siècles. Mais ce serait lui faire injure que d'oublier qu'il fut d'abord l'un des lieux stratégiques du système défensif vicomtal béarnais.
       En effet, la frontière se trouvait sur les collines d'en face et fréquentes furent les incursions des ennemis. Ces ennemis ce furent tous ceux qui se montraient envieux des richesses et de l'indépendance de ce petit pays de Béarn, qui avait su rester autonome depuis des temps immémoriaux, Anglais et Armagnacs du temps de la guerre de Cent Ans ou de la querelle entre Armagnacs et Bourguignons, (mais les Anglais, ces Aquitains privilégiés, furent le plus souvent des alliés) Comtes de Toulouse parfois, mais le plus souvent souverains français dont les prétextes de conversion religieuse forcée, cachaient mal la réalité des intentions hégémoniques.
       On comprend mieux dans ce petit pays, l'abondance des châteaux et maisons fortes et surtout la présence de signes évidents de fortifications et systèmes défensifs dans les églises qui devenaient en cas d'attaque des lieux naturels de refuge (églises de Diusse, de Saint-Jean-Poudge, d'Escurès, d'Armau, etc.). La tradition rapporte que les animaux domestiques étaient parqués dans l'enclos du cimetière au milieu des tombes et que les hommes occupaient les meurtrières, mâchicoulis et créneaux du clocher, tandis que femmes et enfants, les solides portes closes, entraient en prières.
 Il est certain que la ligne des coteaux constituait la première ligne de défense. Le dispositif en est encore visible et facile à définir dans la région de Moncaup et Monpezat qui consistait en une sorte de bastion avancé. Cependant, jusqu'au XIVe siècle environ et peut-être au-delà, seuls les poeys sommets du haut des collines ou poudges devaient être éventuellement gardés, protégés par le système traditionnel du paierie ou rang de pieux de bois : paus, qui suffisait à la défense. On se repliait ensuite sur les places fortes si nombreuses, mieux aménagées et surtout abondamment pourvues d'eau fraîche
et provisions de bouche.
       Bien peu de castera, castra, motta ou montas, tues et tucoiis ont été fouillés consciencieusement. Beaucoup de ceux qui ont été arasés brutalement ont livré quelques traces intéressantes : armes parfois, poteries souvent, ossements et bijoux primitifs lorsqu'il s'agissait d'une sépulture, ou bien cendres et débris divers, lorsqu'il s'était agi d'un lieu de séjour.
        Indéniablement, les plus anciens tues ont pu servir de lieux de sépulture qui ont succédé aux lieux de vie et de culte, un peu comme pour les villas romaines citées plus haut, mais pour des époques bien antérieures. Les castera ou castra datent eux de la résistance à l'occupation romaine. Quant à la plupart des motta, ils sont les emplacements des premières fortifications médiévales faites de pieux et de rondins de bois.
       Conchez, n'avait pas échappé à la règle si ce n'est qu'il s'agissait sans doute, d'un lieu fortifié assez considérable dont on retrouve aisément le tracé et le souvenir de l'emplacement de l'ancien château, des fossés et des contreforts.
        Lieu défensif par excellence, l'une des clefs du système vicomtal béarnais, Conchez devait connaître une expansion assez forte.
        Cela lui permit de devenir au XVIIIe siècle le lieu de résidence estivale de la plupart des grandes familles nobles béarnaises, puis par la suite, de rester, un moment, chef-lieu de canton.
        Beaucoup de maisons avec leurs façades du XVIIIe siècle, leurs balconnades au-dessus de leurs jardins suspendus (comme disait Joseph Peyré) se souviennent d'avoir été les hôtels particuliers de ces familles. Citons-en deux, parmi les familles locales les plus illustres : la maison de Hiton dont
 la réputation fut grande, la maison Barthe de la famille des Nabos.
        Il n'est pas inutile d'aller voir de près les pierres sculptées de la mai son dite de "Toulon" avec ses écussons, ses armes du Béarn, sa devise ancienne comportant le cri de guerre béarnais, sa fenêtre à meneaux du XVIe siècle.
Enfin, on n'aura garde de négliger l'église de Conchez-de-Béarn, dont les boiseries du XVIIIe siècle et l'harmonie des tons qui offre un régal pour les yeux font oublier qu'elle fut abondamment restaurée et remplaça des 1620, une église bien plus ancienne dédiée déjà, elle aussi, à saint Germain."

Editions J.-C. Bihet
ISBN 2-909156-00-1
Texte André Anglade - Photographies de Georges Belile
Dépôt légal: 2e trimestre 1991

mercredi 21 décembre 2016

Association Sportive du Vic-Bilh

Association sportive du Vic-Bilh. But: pratique de l'éducation physique et des sports. Siège social : salle de la jeunesse, Conchez-de-Béarn. 1" août 1962.

mardi 20 décembre 2016

Concis, Conches, Conchez, Conchez de Béarn

CoNCHE (kon-ch') s. f. 4°; petit chenal pour la conduite des 
eaux ; 2° mangeoire des porcs. Saint-Amé couche (sic) Thériat. 
J'ai tout lieu de croire qu'il faut lire conche, ce mot ^tant 
placé alphabétiquement entre compote et conra; cependant, 
M. Adam donne, p, 242, Le Tholy couche auget à porcs. Serait- 
ce encore une coquille ? Cornimont coniche s. f. portière d'un 
réduit a porcs, par laquelle on leur donne leur nourriture. 
Patois marchois councho fossette du menton Vincent. Du 
Cange a concha 1 . labrum vas concavum, ac superius patulum 
instar conchae. 
 
Source "essai sur un patois vosgien" N. Haillant
 
 

Dénombrement général des maisons de la vicomte de Béarn en 1385

     Le 3 juillet 1385, Gaston Phœbus, seigneur souverain de Béarn, ordonna le dénombrement de tous
les « Ostaus ». Voici les renseignements demandés par le comte de Foix :
 1. Inscrire nominativement les chefs de maisons de tous le pays de Béarn.
 2. Combien y avait-il de maisons serves vacantes ?
 3. Combien d'autres maisons abandonnées ?
 4 Tous ceux hommes ou femmes qui avaient quitté ces maisons serves comme cadets ou cadettes,
     avaient-ils été affranchis par le seigneur du Béarn ?
 5. Tous les serfs qui avaient été affranchis, depuis le règne de Gaston Phœbus, avaient-Ils payé
     les redevances pour leur affranchissement ?
 6. Comment les officiers du comte de Foix, se comportaient-Ils dans le pays pour prendre
     les provisions nécessaires à sa maison, aux dépens du peuple ?
 7. Les balles et les jurais de chaque localité observaient-ils les ordonnances du seigneur du
     Béarn, pour la répartition des contributions communales ?
 8. Les bailes avaient-ils pris de l'argent aux particuliers, et combien ?
 9. Avait-on vendu du blé, contre l'ordonnance du seigneur de Béarn ?
10. Quelqu'un avait-il prêté à plus de 2 sous pour livre ?
11. Les procureurs du seigneur de Béarn avaient-ils perçu toutes les amendes?
12. Les commissaires qui avaient dressé les rôles des feux, avaient-ils perçu plus de droits
     que le seigneur de Béarn ne le permet ?
13. Les prêtres et les clercs avaient-ils rendus au seigneur de Béarn le service qu'ils devaient
     pour le temporel qu'ils tenaient de lui, et sinon tout ce temporel, avait été saisi a son
     profit ?
14. Avait-on recherché dans les registres des notaires, les peines encourues et toutes choses
     qui touchaient au revenu du seigneur de Béarn ?
15. Combien avaient payé les « gens de Béarn » qui avaient été chercher du blé en Bretagne,
     et à qui devait-on payer ?
16. Les poids et mesures étaient-ils justes ?

 COMMUNE DE CONCHES (Conchez)

                   L'Ostau de Peyrolo de Gaye
                           de P. Bernat de Cassanhe
                           de Johanet de Santa Marie
                           d'Arramounet deu Bedat
                           de Bernât de Maurii
                           d'Arnauto de Goasene
                           de Bertran de Peyro
                           de Bertran de Casteg-Pugo
                           de Johanet deu Clos, faur (forgeron)
                           deu Caperaà (presbytère)
                           de Guilhem-Faur de Cazenave
                           de Bernadine de Gazenave
                           de P. de Soporteg
                           de P. de Tilh
                           d'Arramoun de Bordes
                           de Maurii deu Porter
                           de Monicot deu domenger
                           d'Arnauto de Bruu
                           d'Arnauto de Santa Marie
                           d'Arnaud Guilhem de Lavinhasse
                           de Cussou
                           de P. de Blaxo
                           de Naverrine deu Cossou
                           de Fortic de Lacoste
                           de Bernât de Proence
                           de Peyrolou de Gaye, fens lo casteg

 qui foo dütque ère d'Arnaut Guilhem de Lavinhasse
                           de Bertran de Casteg-Pugoo
                           de P. de Blaxo
                           de la may deu dût P. de Blaxo
                           de Bertran de Peyro de Fau
                           de Bernad de Proence
                           de Bernât de Maurii
                           qui foo de P. de Barte
                           qui foo dûtqué ère borde deu Faur
                           deu Baroo de Porteg
                           de Fortic de Laco te
                           deu Chrestiaa.
Soit une population de 220 habitants en 1385 ; aujourd'hui, 130 habitants.
                                 
  CONCHEZ EN 1848

    Conchez-de-Béarn était à cette époque une bourgade importante, avec une population de
522 habitants ; elle possédait un bureau de poste.
    Le maire était : Ducastaing ; l'adjoint : Beulaygue ; le curé : Lespes ; l'instituteur : Cur-
rutchet. Un notaire : Ferrier, était membre composant le jury d'expropriation pour cause d'utilité
publique. Pharmacien à Conchez : Sempé. Membres délégués élections pour le Conseil général :
Betbeder, Ferrier, Brus, Paquaa Hourtic.
     Le marché avait lieu le mardi. Les foires le mardi de Pâques, le premier mardi de mai
et le mardi de Pentecôte.
     1385 - 1848 - 1977 : trois dates de l'histoire des communes du vic-Bilh.
     A chacun de faire la comparaison. Beste-t-il encore des noms de famille datant du dénom-
brement de Gaston Febus ? des lieux-dit ? Certainement oui.

Source: Cahiers du Vic-Bilh n°2, janvier 1978

lundi 5 décembre 2016

Hiton

En 1614 Henri II d'Albret-Miossens baron de Coarraze, vendit la  seigneurie de Claracq à noble Pierre de Brugelles, du lieu de Mîossens. Au XVIIIe siècle la seigneurie appartenait à la famille de Hiton, originaire de Conchez. En 1752 Jean-Marie de Hiton, ancien mousquetaire puis major et inspecteur des Bandes Béarnaises  qui s'intitule baron de Claracq, présente le dénombrement de la seigneurie, où il possède un château, un moulin, et la moitié de la dîme. Son fils, Louis Armand de Hiton, fut reçu aux Etats de Béarn, en 1766, après le décès de son frère. II mourut lui-même en 1767
 et son frère, Louis-Bernard de Hiton, chanoine de Lescar, hérita de la Seigneurie.
L'autre moitié de la dîme appartenait au curé et au chapitre de Lescar. Noble Joseph de Bayle. de Lestelle possédait les masures et le sol noble de l'abbaye laïque de Claracq et fut reçut aux Etats  pour ce fief en 1752.
     L'église de Claracq possède un portail Renaissance où l'on voit la Vache héraldique du Béarn.

Source: cahier du Vic-Bilh n°3 - p17