mercredi 21 décembre 2016

Association Sportive du Vic-Bilh

Association sportive du Vic-Bilh. But: pratique de l'éducation physique et des sports. Siège social : salle de la jeunesse, Conchez-de-Béarn. 1" août 1962.

mardi 20 décembre 2016

Concis, Conches, Conchez, Conchez de Béarn

CoNCHE (kon-ch') s. f. 4°; petit chenal pour la conduite des 
eaux ; 2° mangeoire des porcs. Saint-Amé couche (sic) Thériat. 
J'ai tout lieu de croire qu'il faut lire conche, ce mot ^tant 
placé alphabétiquement entre compote et conra; cependant, 
M. Adam donne, p, 242, Le Tholy couche auget à porcs. Serait- 
ce encore une coquille ? Cornimont coniche s. f. portière d'un 
réduit a porcs, par laquelle on leur donne leur nourriture. 
Patois marchois councho fossette du menton Vincent. Du 
Cange a concha 1 . labrum vas concavum, ac superius patulum 
instar conchae. 
 
Source "essai sur un patois vosgien" N. Haillant
 
 

Dénombrement général des maisons de la vicomte de Béarn en 1385

     Le 3 juillet 1385, Gaston Phœbus, seigneur souverain de Béarn, ordonna le dénombrement de tous
les « Ostaus ». Voici les renseignements demandés par le comte de Foix :
 1. Inscrire nominativement les chefs de maisons de tous le pays de Béarn.
 2. Combien y avait-il de maisons serves vacantes ?
 3. Combien d'autres maisons abandonnées ?
 4 Tous ceux hommes ou femmes qui avaient quitté ces maisons serves comme cadets ou cadettes,
     avaient-ils été affranchis par le seigneur du Béarn ?
 5. Tous les serfs qui avaient été affranchis, depuis le règne de Gaston Phœbus, avaient-Ils payé
     les redevances pour leur affranchissement ?
 6. Comment les officiers du comte de Foix, se comportaient-Ils dans le pays pour prendre
     les provisions nécessaires à sa maison, aux dépens du peuple ?
 7. Les balles et les jurais de chaque localité observaient-ils les ordonnances du seigneur du
     Béarn, pour la répartition des contributions communales ?
 8. Les bailes avaient-ils pris de l'argent aux particuliers, et combien ?
 9. Avait-on vendu du blé, contre l'ordonnance du seigneur de Béarn ?
10. Quelqu'un avait-il prêté à plus de 2 sous pour livre ?
11. Les procureurs du seigneur de Béarn avaient-ils perçu toutes les amendes?
12. Les commissaires qui avaient dressé les rôles des feux, avaient-ils perçu plus de droits
     que le seigneur de Béarn ne le permet ?
13. Les prêtres et les clercs avaient-ils rendus au seigneur de Béarn le service qu'ils devaient
     pour le temporel qu'ils tenaient de lui, et sinon tout ce temporel, avait été saisi a son
     profit ?
14. Avait-on recherché dans les registres des notaires, les peines encourues et toutes choses
     qui touchaient au revenu du seigneur de Béarn ?
15. Combien avaient payé les « gens de Béarn » qui avaient été chercher du blé en Bretagne,
     et à qui devait-on payer ?
16. Les poids et mesures étaient-ils justes ?

 COMMUNE DE CONCHES (Conchez)

                   L'Ostau de Peyrolo de Gaye
                           de P. Bernat de Cassanhe
                           de Johanet de Santa Marie
                           d'Arramounet deu Bedat
                           de Bernât de Maurii
                           d'Arnauto de Goasene
                           de Bertran de Peyro
                           de Bertran de Casteg-Pugo
                           de Johanet deu Clos, faur (forgeron)
                           deu Caperaà (presbytère)
                           de Guilhem-Faur de Cazenave
                           de Bernadine de Gazenave
                           de P. de Soporteg
                           de P. de Tilh
                           d'Arramoun de Bordes
                           de Maurii deu Porter
                           de Monicot deu domenger
                           d'Arnauto de Bruu
                           d'Arnauto de Santa Marie
                           d'Arnaud Guilhem de Lavinhasse
                           de Cussou
                           de P. de Blaxo
                           de Naverrine deu Cossou
                           de Fortic de Lacoste
                           de Bernât de Proence
                           de Peyrolou de Gaye, fens lo casteg

 qui foo dütque ère d'Arnaut Guilhem de Lavinhasse
                           de Bertran de Casteg-Pugoo
                           de P. de Blaxo
                           de la may deu dût P. de Blaxo
                           de Bertran de Peyro de Fau
                           de Bernad de Proence
                           de Bernât de Maurii
                           qui foo de P. de Barte
                           qui foo dûtqué ère borde deu Faur
                           deu Baroo de Porteg
                           de Fortic de Laco te
                           deu Chrestiaa.
Soit une population de 220 habitants en 1385 ; aujourd'hui, 130 habitants.
                                 
  CONCHEZ EN 1848

    Conchez-de-Béarn était à cette époque une bourgade importante, avec une population de
522 habitants ; elle possédait un bureau de poste.
    Le maire était : Ducastaing ; l'adjoint : Beulaygue ; le curé : Lespes ; l'instituteur : Cur-
rutchet. Un notaire : Ferrier, était membre composant le jury d'expropriation pour cause d'utilité
publique. Pharmacien à Conchez : Sempé. Membres délégués élections pour le Conseil général :
Betbeder, Ferrier, Brus, Paquaa Hourtic.
     Le marché avait lieu le mardi. Les foires le mardi de Pâques, le premier mardi de mai
et le mardi de Pentecôte.
     1385 - 1848 - 1977 : trois dates de l'histoire des communes du vic-Bilh.
     A chacun de faire la comparaison. Beste-t-il encore des noms de famille datant du dénom-
brement de Gaston Febus ? des lieux-dit ? Certainement oui.

Source: Cahiers du Vic-Bilh n°2, janvier 1978

lundi 5 décembre 2016

Hiton

En 1614 Henri II d'Albret-Miossens baron de Coarraze, vendit la  seigneurie de Claracq à noble Pierre de Brugelles, du lieu de Mîossens. Au XVIIIe siècle la seigneurie appartenait à la famille de Hiton, originaire de Conchez. En 1752 Jean-Marie de Hiton, ancien mousquetaire puis major et inspecteur des Bandes Béarnaises  qui s'intitule baron de Claracq, présente le dénombrement de la seigneurie, où il possède un château, un moulin, et la moitié de la dîme. Son fils, Louis Armand de Hiton, fut reçu aux Etats de Béarn, en 1766, après le décès de son frère. II mourut lui-même en 1767
 et son frère, Louis-Bernard de Hiton, chanoine de Lescar, hérita de la Seigneurie.
L'autre moitié de la dîme appartenait au curé et au chapitre de Lescar. Noble Joseph de Bayle. de Lestelle possédait les masures et le sol noble de l'abbaye laïque de Claracq et fut reçut aux Etats  pour ce fief en 1752.
     L'église de Claracq possède un portail Renaissance où l'on voit la Vache héraldique du Béarn.

Source: cahier du Vic-Bilh n°3 - p17

lundi 21 mars 2016

1814 Article 4

Le 12 mars, l'armée anglaise était réunie aux environs d'Aire et de Barcelonne. Ses détachements de couverture et sa cavalerie occupaient Garlin sur la route de Pau, Viella sur la route de Maubourguet, et le ruisseau du Saget (4 kilomètres de Viella), Riscle sur la route de Tarbes, et Pouydraguin (route de Marciac et Miélan et route de Vic-Fezensac sur Auch), formant un demi-cercle de 30 à 35 kilomètres de développement, à 15 et 25 kilomètres environ de son rassemblement.
Freyre allait arriver le 13 avec 8.000 hommes d'infanterie espagnole; le 14, Ponsonby rejoignait venant du siège de Bayonne, avec la grosse cavalerie. Les troupes de Beresford allaient quitter Langon, le 16, pour rallier l'armée en quatre jours de marches forcées.
Le 12, également, les troupes de d'Erlon étaient échelonnées de Ladevèze à Auriébat et Sauveterre, à cheval sur la route de Maubourguet à Marciac et couvrant les routes de Rabastens, de Villecomtal, de Marciac à Miélan ; ses postes étaient en avant de Plaisance, à hauteur de Tasque ; il faisait éclairer les directions de Barcelonne, de Nogaro, de Vic-Fezensac et de Mirande.
Reille tenait ses divisions autour de Maubourguet et de Lafitolé avec une avant-garde de cavalerie (brigade Berton) à Madiran; elle éclairait jusqu'au Saget, près de Viella, et à Castelnau-Rivière-Basse.
Clausel était à Vic-de-Bigorre et à Rabastens. Sa cavalerie (Pierre Soult) occupait Lembeye et elle éclairait les directions d'Aire par Conchez et par Garlin et celle de Pau par Morlàas.
Le maréchal couvrait Tarbes et Toulouse, et il pouvait se porter sur Auch, sur Pau, ou revenir sur Aire. Mais il venait d'avoir connaissance du détachement de Beresford sur Bordeaux et il se décidait à profiter de cette division des forces alliées pour reprendre l'offensive, comme l'Empereur le lui avait ordonné, ou tout au moins à marquer un mouvement en avant.
« De Lourdes jusqu'au Roussillon », écrivait en 1719 le maréchal de Berwick au régent, « nous n'avons pas de place et toutes les rivières ne peuvent être d'usage, attendu qu'elles sont toutes en long », c'est-à-dire perpendiculaires à la direction des lignes de défense, telles qu'il les concevait.
«  On reçoit la loi des localités » (Napoléon), et la manoeuvre, bien loin de faire abstraction du terrain, doit s'en servir comme d'une arme à son usage. Le maréchal Soult modifiait donc son système de manoeuvre pour le mettre en harmonie avec les dispositions locales de cette nouvelle zone.
Nous le voyons opérer, dans cette région, en échelonnant ses troupes, face au nord et au nord-ouest, sur les longs plateaux mouvementés qui séparent les cours d'eau auxquels il appuie ses flancs à droite et à gauche. Il déboîte ainsi ses échelons, en les avançant dans la direction de l'adversaire, (soutenus en arrière et de proche en proche par des échelons débordants disposés pour l'appui, le recueil ou le repli. Son dispositif lui permet, avec une égale facilité, de faire face soit en avant, soit vers sa gauche ou vers sa droite. Il peut le pousser sans risques, aussi loin qu'il est nécessaire vers l'ennemi, et il conserve la faculté de le dérober et de le soustraire à celui-ci, grâce au jeu des échelons et à leur appui réciproque, fondée sur une bonne utilisation du terrain.
« Demain », écrivait, le 12 mars, de Vic-de-Bigorre, le maréchal au ministre de la guerre, » je réunirai l'armée en avant de Lembeye, d'où je pousserai dans la même marche jusqu'à Couchez et Viella.
» Mon projet est de gagner la grande route, qui conduit de Pau à Aire, pour me porter sur le plateau qui domine cette dernière ville, et ensuite manoeuvrer suivant les circonstances... »



Soult à Reille (Vic-de-Bigorre, 12 mars; papiers Reille). - « ...J'ai reçu les rapports que vous m'avez adressés à minuit; le général Gazan vous a prévenu de tenir vos troupes prêtes à marcher. Dans le jour, vous recevrez l'ordre de vous porter demain, avec vos deux divisions, sur Lembeye, où l'armée se réunira; et, dans la même marche, nous pousserons, s'il y a possibilité, jusqu'à Couchez et Viella. Le lieutenant-général d'Erlon suivra votre mouvement. Ainsi, pendant le jour, vous ferez rapprocher les troupes et l'artillerie, qui sont à Lafitolé, et vous pourrez pousser quelques bataillons dans la direction de Lembeye, afin de vous dégager à Maubourguet, sans cependant annoncer une marche en avant. Je désire que l'ennemi ne soupçonne pas notre mouvement. Le général Berton doit faire en sorte de se maintenir dans les postes qu'il occupe ; à cet effet, vous pourrez mettre à sa disposition deux compagnies de voltigeurs. Demain, le général Berton devra se porter sur Viella avec son avant-garde. Faites prendre des vivres, afin que les troupes soient en avance pour quatre jours et que le train d'artillerie ait du fourrage ficelé.
» P.-S. -- Le lieutenant-général Clausel fera établir aujourd'hui la division Villatte sur le plateau de Labatut » (8 kilomètres est-sud-est de Lembeye).
L'ordre de mouvement pour l'armée (papiers Reille) (Vic-de-Bigorre, 12 mars) prescrivait les dispositions suivantes :
« L'armée se portera demain en avant et se dirigera sur Lembeye et Conchez, où de nouveaux ordres seront donnés... »
Le général P. Soult fera partir, au matin, le 22e régiment de chasseurs de Morlàas, et l'enverra sur la route de Pau à Aire ; arrivé là, celui-ci fera reconnaître la direction d'Arzacq, par Thèze, et marchera lui-même vers Aire pour s'établir sur le plateau du Tourniquet (nord-ouest de Claracq) et pousser vers Garlin. Le général P. Soult laissera un régiment de cavalerie - au lieutenant-général Clausel et suivra, avec les deux autres, le mouvement de ce général, tout en détachant des partis vers la route d'Aire pour faciliter la mission du 22" chasseurs (colonel Desfossé).
La brigade de cavalerie Berton se portera sur Viella; elle poussera son avant-garde sur la route d'Aire et enverra reconnaître jusqu'à Riscle, Saint-Mont et Corneillan, sur l'Adour, pour avoir des nouvelles au delà du fleuve.
Le 13e régiment de chasseurs (colonel Poiret), en observation dans la vallée de l'Adour, en avant de Plaisance, s'avancera vers Barcelonne sans se compromettre, mais en conservant rigoureusement le contact. Il fera éclairer la direction de Nogaro et se reliera avec le général Berton. Au cas où il serait refoulé, il se replierait dans la direction de Maubourguet, tout en continuant à couvrir la droite de l'armée.
Clausel formera l'avant-garde avec les divisions Villatte et Harispe. Elles seront rendues de très bonne heure en avant de Lembeye pour pouvoir se mettre en mouvement aussitôt l'arrivée des divisions de Reille, marcher alors sur Conchez et prendre position en avant de ce point. Là, Clausel gardera la grande route d'Aire et se reliera avec le corps de cavalerie de Berton, posté sur les hauteurs de Viella ; il devra en outre éclairer fortement les directions de Garlin et la route d'Aire à Pau. Une compagnie de sapeurs est mise à sa disposition (capitaine Marcelle), par le colonel Michaux, pour réparer les ponts et les passages (voitures bouvières, chargées de planches et de madriers).
Reille dirigera ses deux divisions (Taupin et Rouget), au matin, sur Lembeye, d'où elles suivront le mouvement, sur Conchez, des divisions de Clausel et de la cavalerie restante de Pierre Soult. Deux compagnies du génie (une de sapeurs, une de mineurs), sous le commandement du major Vainssat, marcheront en tête des divisions de Reille pour achever les travaux laissés incomplets par la compagnie qui accompagne l'avant-garde (voitures bouvières chargées d'outils, planches et madriers)
D'Erlon partira au point du jour avec. les divisions Fririon et d'Armagnac, gagnera Lembeye par Maubourguet et suivra le mouvement de Reille sur Conchez.
« Le parc d'artillerie se rendra demain au soir à Vic-de-Bigorre et se tiendra prêt à suivre le mouvement de l'armée. Le colonel Bruyer pourra faire prendre du fourrage pour quatre jours à Tarbes : il enverra à ce sujet des voitures bouvières.
» Le quartier général de l'armée sera établi, demain, à Conchez.
» Les changements qui doivent avoir lieu, en vertu du dernier ordre, pour former les batteries attachées aux divisions, s'opéreront demain à leur passage à Lembeye. Le général Tirlet et les généraux commandant les divisions auront soin que la marche des troupes n'en soit pas retardée et que, dans la journée, tous ces changements soient terminés. »
Le 13, l'armée exécutait son mouvement en avant. Clausel échelonnait ses divisions sur l'éperon de Diusse jusqu'à Portet, où il établissait « un avant-poste » (Soult à guerre ; 'Couchez, 13 mars). Reille atteignait Conchez à cinq heures du soir, en soutien de Clausel ; d'Erlon arrivait à Cadillon (sud de Conchez).
La brigade de cavalerie légère du général Berton, venant de Madiran, éclairait l'armée, en avant de sa droite, dans la direction de Viella, avec deux régiments. Le 10e chasseurs, arrivant sur le Saget et trouvant le pont rompu, tentait le passage du ruisseau à un gué marécageux à peu de distance. Campbell, avec un escadron portugais, repoussait la pointe ; mais Berton gagnait la hauteur avec le régiment, atteignait le plateau et chargeait avec succès les cavaliers ennemis, bousculés dans un étroit chemin conduisant à la route d'Aire ; il leur infligeait quelques pertes et capturait 40 cavaliers.
Un troisième régiment de cavalerie, le 13e chasseurs, gardait la vallée de l'Adour et la surveillait en avant de Plaisance. Dès le matin ses postes d'observation, au delà de Tasque, étaient attaqués et refoulés ; mais le colonel Poiré se maintenait en avant de Plaisance.
A notre gauche, P. Soult, avec trois régiments de cavalerie, suivait la longue arête située entre le Lées et le gros Lées, se dirigeant vers Castetpugon. Il allait atteindre Mascaraas, sur ce contrefort, et le château du Sault, sur l'éperon qui lui est parallèle, après avoir repoussé les postes de cavalerie du général Fane dans une escarmouche heureuse où il avait pris deux officiers ; mais il était arrêté par l'arrivée de forces supérieures.
(Conchez, 13 mars). -- « ...L'ennemi montre des forces sur les hauteurs de Castetpugon et de Moncla. Les gens du pays disent qu'il en a aussi à Garlin et depuis cette ville jusqu'à Aire, où se trouve le quartier général de Wellington. Il a aussi des troupes engagées dans la vallée de l'Adour jusqu'à Tasque. Enfin tous les rapports disent qu'il a dirigé une forte colonne sur Bordeaux.
»... J'espère que mes mouvements le forceront à ramener sur ce théâtre les troupes qui se sont engagées vers la basse Garonne. Il est possible que, dans la nuit, il concentre son armée ; car aujourd'hui elle est disséminée. Demain, au point du jour, je ferai recon- naître dans ses positions et je le ferai attaquer sur celles où je croirai obtenir le plus d'avantages. » (A. G.)
(Conchez 15 mars, 5 heures du matin). -- ...« L'ennemi occupait (le 13) le contrefort de Mascaraas, Castetpugon et Moncla, ainsi que la position de Lasserre (2 km. 500 à l'ouest de Yiella), et plusieurs autres points entre le Lées et l'Adour. Le 13 au soir, il porta un corps de 10.000 hommes d'infanterie sur le plateau de Projan... » (partie nord du même contrefort).
Hill, établi au nord de Garlin en arrière du gros Lées, avait en effet pass é ce ruisseau vers la fin de la journée, et il avait pris position sur le plateau de Projan pour recueillir ses postes et pour reconnaître le mouvement offensif des Français, qui menaçait directement Aire. A la nuit, il repassait ce cours d'eau et il s'établissait sur le plateau entre Garlin et Aire ne laissant que des détachements de couverture au delà du Lées.



Wellington, dans la pensée que Soult n'avait été .rendu si entreprenant que par l'arrivée de renforts importants, se décidait à rester sur la défensive jusqu'à l'arrivée des forces qu'il attendait. Il portait, en atten.dant, les divisions Picton et Clinton à Aire et au sud pour se relier avec Hill, au nord de Garlin. Il laissait, sur la rive droite, la division légère d'Alten avec une brigade de cavalerie, qui repoussait le 13e régiment de chasseurs à cheval que nous avions laissé dans la vallée de l' Adour. En avant de son front, le gros Lées constituait un sérieux obstacle, difficile à forcer. La brigade de cavalerie de Fane, revenue de Pau depuis le 10, couvrait sa droite, vers le sud, jusqu'à Boeilho ,(2 kilomètres nord de Claracq).
Le 14 au matin, Soult attaquait les détachements -que Hill avait, en repassant ce cours d'eau, laissés la veille sur le gros Lées. A 10 heures du matin, d'Erlon se mettait en marche, par Saint-Jean-Poudge, sur Mas,caraas et Castetpugon. Il avait ordre d'occuper Garlin si l'ennemi avait évacué ce point. A sa gauche, le général P. Soult avançait, avec sa cavalerie, sur le Tourniquet et la route d'Aire. Clausel partait à 10 h. 1/2, se dirigeant aussi sur Castetpugon pour appuyer d'Erlon; il devait avancer jusqu'à la pointe nord du contrefort de Projan, afin de faire tomber la position de Garlin, en menaçant de passer par Segos. Tous deux, après avoir .enlevé Castetpugon, avaient mission d'attaquer l'ennemi à Garlin ou de déborder sa position en prolongeant leur droite vers le nord sur la route d'Aire. Reille formait ses divisions en réserve sur le plateau en arrière ,de Diusse, sur les positions que Clausel venait de quitter : il devait garder le plateau de Portet. La cavalerie de Berton éclairait l'aile droite et envoyait des reconnaissances à Riscle, Saint-Mont, Corneillan et sur la route d'Aire. Le 13e chasseurs à cheval continuait à couvrir la vallée de l'Adour en avant de Plaisance (ordre de mouvement; Conchez, 14 mars). Le maréchal se contentait de refouler les avant-postes de l'ennemi il consacrait cette journée à reconnaître lui-même les positions des alliés ; il faisait aussi rétablir les passages sur les ruisseaux en avant de ses colonnes.
(Conchez, 15 mars, 5 heures matin.) -- « ...Hier au matin (14), je pris mes dispositions pour attaquer l'ennemi; mais, à l'approche de mes colonnes, ses troupes (postes avancés) se replièrent en tiraillant sur le grand plateau, traversé par la route d'Aire à Pau, où elles joignirent le restant de l'armée, qui était en position, appuyant sa droite à Garlin et sa gauche se prolongeant jusqu'à Aire. Tout ce qui était entre la grande route de Viella et l'Adour s'est, en même temps, replié dans la direction d'Aire. Les mouvements de la journée et le temps que j'ai dû employer à reconnaître la nouvelle position de l'ennemi m'ont empêché de pousser hier plus avant mon attaque; je suis rentré fort tard et je retourne à l'instant même sur le plateau de Castetpugon, entre les deux Lées, où j'ai laissé en position les divisions de Clausel et d'Erlon. Celles de Reille sont établies sur le plateau de Portet (entre le Lées et le Laris). Les renseignements que j'ai reçus des habitants et ce que j'ai moi-même observé me persuadent que l'ennemi est disposé à recevoir la bataille sur le plateau entre Garlin et Aire, où il a 40.000 hommes réunis, avec beaucoup de canons. Cette position me paraît trop forte pour l'attaquer de front : je ferai en sorte, par mes mouvements, d'en détacher l'ennemi, afin de pouvoir agir contre lui avec plus d'avantages.
» ...J'espère que mes mouvements forceront les ennemis à ramener vers les Pyrénées une partie des troupes qu'ils ont engagées vers la basse Garonne. » (A. G.)


Neuf Mois de Campagnes à la suite du Maréchal Soult - Lt Colonel J-B. DUMAS - Paris - Edit Charles-Lavauzelle
Source: Bnf 

mercredi 24 février 2016

Faits divers

1941

Le ministre secrétaire d'Etat à l'intérieur,

Vu l'article 4 de la loi du 16 novembre 1940 relative au pouvoir de substitution de l'autorité supérieure aux délégations spéciales, à l'administration cantonale et aux secrétaires de mairie, modifié par la loi du 28 juin 1941 ;

Considérant que M. Castagnou, maire de la commune de Conchez (Basses-Pyrénées), manifeste une hostilité systématique à l'oeuvre de rénovation nationale,

Arrête :
Art. 1er. – M. Castagnou, maire de la commune de Conchez (Basses-Pyrénées), est révoqué de ses fonctions Art. 2. – Le préfet des Basses-Pyrénées est chargé de l'exécution du présent arrêté.

Fait à Vichy, le 15 octobre 1941.

Pierre Pucheu.

Source : Journal Officiel n°285 – Vendredi 17 octobre 1941 - Bnf