dimanche 9 décembre 2018

Grange Brus

Voici une grange Brus prise en photographie au cours d'une sortie photographie. C'est le moment d'en conserver une trace visuelle car son état de conservation commence à être inquiétant... comme d'autres granges, pas seulement de Conchez d'ailleurs. Vous pouvez vous promener dans les villages alentours, vous ne trouverez pas beaucoup de granges comme celle-là.

Nouveauté du blog

Devant la faible participation de partage autour de ce blog, certains articles ne seront plus présentés dans leur totalité.

vendredi 23 novembre 2018

Jean Fondeville, Pasteur de Conchez entre 1619 et 1620

Le XVIIe siècle nous a légué un témoignage capital sur les origines de la Réforme et son introduction en Béarn. Il s’agit d’une pièce restée longtemps inédite1, intitulée Calvinisme de Bearn, qui est  l’oeuvre de Jean- Henri Fondeville. Jean-Henri est le fils de Jean Fondeville qui, après des études de  théologie au collège royal d'Orthez de 1611 à 1618, est admis comme pasteur. Il dessert  successivement les Églises de Lucq, Conchez puis Osse-en-Aspe où il termine brutalement son  ministère pastoral. Le synode de Charenton, en 1623, confirme la déposition qui avait été décidée  quelque temps plus tôt par le colloque d’Oloron « pour cause d’adultère, pour avoir eu du mépris pour le saint ministère et à cause de sa vanité insupportable qui l’a depuis fait apostasier ». Sa conversion au catholicisme est récompensée par le pouvoir royal qui lui accorde à titre de pension l’équivalent de son salaire de pasteur. Dans le Calvinisme de Bearn Jean-Henri, son fils, fait allusion aux pensions que la « caisse de conversions » distribuait pour inciter les ministres à changer de camp.
Lui-même en avait bénéficié puisque après la mort de son père il avait reçu un secours de la chambre des comptes. L’ancien pasteur décède en 1646, laissant trois jeunes orphelins : Jean-Henri, Marie et un cadet dont nous ignorons le prénom, qui devint prêtre. Nous ne connaissons pas la date exacte de naissance de Jean-Henri qui est présenté au baptême le 1er janvier 1638, par son parrain Monseigneur Jean-Henri de Salettes, évêque de Lescar. Nous n’avons guère conservé de traces de sa vie, seulement deux actes notariés qui signalent la possession et la vente de terres en 1683 et 1689. Il meurt le 22 octobre 1705 et est enterré dans la cathédrale de Lescar, preuve qu’il avait accédé à l’élite qui seule pouvait prétendre à une sépulture dans une église, avec une pierre gravée ou un monument funéraire. Son épitaphe souligne sa qualité d’avocat et de poète disert et éloquent : Patronus et poeta facundus. Il a laissé en particulier deux pastorales (pièces de théâtre en béarnais) qui ont connu plusieurs réimpressions jusqu’à aujourd’hui. Cette inscription latine élogieuse est due aussi en grande partie au rôle qu’il a joué dans l’entreprise de reconquête spirituelle menée à son époque par l’Église catholique. La lecture du Calvinisme nous permet non seulement de cerner le portrait du ministre, tracé à grands traits par un catholique engagé dans la polémique religieuse des années qui ont suivi la Révocation de l’Édit de Nantes, mais aussi de découvrir l’organisation de la nouvelle religion au travers des charges qu’assument ses conducteurs spirituels.

Source: PORTRAIT D’UN MINISTRE PROTESTANT d’après JEAN-HENRI FONDEVILLE
(1633 – 1705)
Robert DARRIGRAND

jeudi 18 octobre 2018

L'équipe 1995 B

L'ensemble des photographies du club sont recensées. Merci à Yves pour son partage.

vendredi 28 septembre 2018

Agriculture

L'agriculture fait vivre (en 1891) 564 hab. sur 1000, alors que dans l'ensemble de la France cette proportion atteint seulement 460. Les Basses-Pyrénées sont donc un département agricole.
On trouvera, au chap Géographie agricole,  des indications sur les qualités des terrains des diverses parties du département. Nous rappelons que les division fondamentales du département sont: le Béarn, à l'E., le pays basque, à l'O., et la région des montagnes dans toute la partie méridionale du département.
Nous donnons ci-contre un tableau indiquant la superficie et le rendement des principales cultures en 1896.
Dans la période décennale 1888-97, la production moyenne annuelle du froment fut de 616.979 hectol., celle du méteil, 8.820 hectol., celle du seigle, 12.132 hectol., celle de l'orge, 44.463 hectol., celle de l'avoine, 112.563 hectol. Le maïs était cultivé, en 1897, sur une surface de 72.300 hectol., et la production totale fut de 1.735.000 hectol. valant 15.701.750 fr., soit en moyenne 9 fr. 05 l'hectolitre. Les rendements sont assez bons: 11 hectol. à l'hectare en 1897 pour le froment (moyenne française, 13hl.49); 8hl.80 pour le méteil (moy. fr., 12hl91); 8hl.48 pour le seigle (moy. fr. 11hl68); 8 hectol pour l'avoine (moy. fr., 20hl,10); 24 hectol. pour la maïs (moy. fr., 18hl,31).
Les rendements sont donc inférieurs à la moyenne, excepté pour le maïs, qui est la culture dominante du département. La valeur des récoltes de 1897, était pour les céréales (grain seulement): pour le blé, 8.163.680 fr.: pour la maïs, 15.701.750 fr.; pour l'avoine, 368.668 fr.; pour le seigle, 67.600 fr.; pour l'orge, 276.000fr.;pour les pommes de terre, 1.540.800fr., etc. Pour la production du maïs, les Basses-Pyrénées sont au premier rang des départements français. Le maïs forme la principale nourriture des habitants et sert à faire le pain appelé méture.

Quant à la nature des terrains des Basses-Pyrénées, on y distingue, d'après le cadastre, 147.220 hect. de terres labourables, 74.303 hect. de prés ou d'herbages, 24.420 hect. de vignes, 159.101 hect. de bois, 281.400 hect. de landes, rochers et terrains incultes, 29.717 hect. de superficies diverses, mais ces chiffres ne correspondent plus tout à fait exactement à l'état actuel. Il faut noter la surface considérable occupée par les landes ou touyas.

Pour compléter ces chiffres, il faut tenir compte de 1.891 hect. cultivés en légumes secs, haricots, pois, fèves, féveroles, lentilles, etc., 5.226 hect. cultivés en carottes, navets, choux, etc. Les cultures maraîchères n'ont que peu d'importance, car elles n'occupent pas plus de 500 hect.

La fabrication du cidre est presque insignifiante. En 1897, la récolte du cidre a donné 4.500 hectol. - La vigne a au contraire quelque importance dans toutes les localités qui ne sont pas situées à une altitude trop élevée et qui joignent, à un bonne exposition au soleil, la condition d'être bien protégées contre les vents du N. En 1896, il y avait 17.448 hect. plantés en vigne. Quoique l'année eut été mauvaise pour la France, la récolte fut de 174.951 hectol., d'une valeur de 2.715.785 fr. La moyenne décennale de 1887-96 pour la production vinicole était de 232.563 hectol. Le développement de la viticulture a été menacé par le phylloxera à partir de 1870 environ et pendant plus de vingt ans après cette date. Les crus les plus reconnus sont ceux de Jurançon, Gélos, Saint-Faust, Gan, Portet, Conchez.

Source: La Grande Encyclopédie - Inventaire résonné des Sciences, des Lettres et des Arts - TOME 27 - PARIS - Société Anonyme de la Grande Encyclopédie - 61, rue de Rennes, 61 - Tours - IMprimerie de E. ARRAULT et Cie

mercredi 5 septembre 2018

jeudi 19 juillet 2018