Affichage des articles dont le libellé est Protestantisme. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Protestantisme. Afficher tous les articles

lundi 25 octobre 2021

Jean Fondeville, ancien Pasteur (1620-1621)

Né à Arette. Epoux de Marie de Cole, soeur de Dom Blaise Cole, barnabite. Décédé en 1646, laissant trois orphelins (dont le futur poète).

Ecolier à Orthez en 1611-1617.

Reçu au ministère au synode de Pau du 28 septembre, prêté à l'église de Bigorre, il est ministre de Lucq en 1618 puis Conchez en 1620, et enfin d'Osse en 1620 et 1621.

Apostat déposé au S.N. de Charenton en 1623: "Jean de Fondeville autrefois pasteur de l'église d'Osse dans la Principauté de Béarn, de petite stature avec des cheveux blonds, un air de fier, de grands yeux, âgé d'environ trente ans, déposé par le colloque d'Oloron pour cause d'adultère, pour avoir eu du mépris pour le Saint Ministère et à cause de sa vanité insupportable qui l'a depuis fait apostasier". 

Source: http://www.cepb.eu/Accueil/Articles/BULL38_P_Chareyre_pasteurs.pdf



vendredi 23 novembre 2018

Jean Fondeville, Pasteur de Conchez entre 1619 et 1620

Le XVIIe siècle nous a légué un témoignage capital sur les origines de la Réforme et son introduction en Béarn. Il s’agit d’une pièce restée longtemps inédite1, intitulée Calvinisme de Bearn, qui est  l’oeuvre de Jean- Henri Fondeville. Jean-Henri est le fils de Jean Fondeville qui, après des études de  théologie au collège royal d'Orthez de 1611 à 1618, est admis comme pasteur. Il dessert  successivement les Églises de Lucq, Conchez puis Osse-en-Aspe où il termine brutalement son  ministère pastoral. Le synode de Charenton, en 1623, confirme la déposition qui avait été décidée  quelque temps plus tôt par le colloque d’Oloron « pour cause d’adultère, pour avoir eu du mépris pour le saint ministère et à cause de sa vanité insupportable qui l’a depuis fait apostasier ». Sa conversion au catholicisme est récompensée par le pouvoir royal qui lui accorde à titre de pension l’équivalent de son salaire de pasteur. Dans le Calvinisme de Bearn Jean-Henri, son fils, fait allusion aux pensions que la « caisse de conversions » distribuait pour inciter les ministres à changer de camp.
Lui-même en avait bénéficié puisque après la mort de son père il avait reçu un secours de la chambre des comptes. L’ancien pasteur décède en 1646, laissant trois jeunes orphelins : Jean-Henri, Marie et un cadet dont nous ignorons le prénom, qui devint prêtre. Nous ne connaissons pas la date exacte de naissance de Jean-Henri qui est présenté au baptême le 1er janvier 1638, par son parrain Monseigneur Jean-Henri de Salettes, évêque de Lescar. Nous n’avons guère conservé de traces de sa vie, seulement deux actes notariés qui signalent la possession et la vente de terres en 1683 et 1689. Il meurt le 22 octobre 1705 et est enterré dans la cathédrale de Lescar, preuve qu’il avait accédé à l’élite qui seule pouvait prétendre à une sépulture dans une église, avec une pierre gravée ou un monument funéraire. Son épitaphe souligne sa qualité d’avocat et de poète disert et éloquent : Patronus et poeta facundus. Il a laissé en particulier deux pastorales (pièces de théâtre en béarnais) qui ont connu plusieurs réimpressions jusqu’à aujourd’hui. Cette inscription latine élogieuse est due aussi en grande partie au rôle qu’il a joué dans l’entreprise de reconquête spirituelle menée à son époque par l’Église catholique. La lecture du Calvinisme nous permet non seulement de cerner le portrait du ministre, tracé à grands traits par un catholique engagé dans la polémique religieuse des années qui ont suivi la Révocation de l’Édit de Nantes, mais aussi de découvrir l’organisation de la nouvelle religion au travers des charges qu’assument ses conducteurs spirituels.

Source: PORTRAIT D’UN MINISTRE PROTESTANT d’après JEAN-HENRI FONDEVILLE
(1633 – 1705)
Robert DARRIGRAND

lundi 7 décembre 2015

Conférence: Conchez de Béarn au XVIIIe siècle

Intervenants : André Charles Anglade, abbé de Laforcade, Jean-Louis Lassère
Lieu : foyer rural de Conchez de Béarn
Date: 2004 (?)

Le Vic-Bilh « ancien » correspond aux anciens archiprêtrés du Vic-Bilh. L’église a calqué, au moment de la christianisation, son installation à l’organisation civile romaine. Les frontières du Vic-Bilh ont été mouvantes au cours de l’histoire. 4 archiprêtrés : Mont-Disse, Anoye, Lembeye et Simacourbe.

La plus vieille entité des 17 Vics de Béarn serait-elle le Vic-Bilh ?

C’est dans le Vic-Bilh que l’on trouve le plus de vestiges romains. La Gaule s’est christianisée, d’abord dans les villes puis dans les campagnes. Les paysans sont restés païens longtemps. Durant la christianisation, où faire le culte sinon dans la villa romaine ?! (maison de maîtres, avec une exploitation, des esclaves autour. On choisit une pièce ou deux ou bien la grande pièce : le trinôme pour établir le culte. Là où on trouve « gleysa » ou « 3 gleysas », on trouve des restes romains.
Les abbés laïques ne sont pas des ecclésiastiques mais des petits seigneurs qui possédaient des droits sur l’église, qui jusqu’en 1789, nommaient le curé. C’était l’évêque qui se contestait de lui donner le pouvoir spirituel. Cela existait en Béarn, en Soule et un peu en Bigorre.

Hypothèse : ces abbés laïques seraient les successeurs des grands propriétaires romains. Les abbayes étaient des seigneurs nommés par le curé. Ils touchaient la dîme, donnaient une pension au curé, nommaient le curé, avaient la première place dans l’église, avaient une tombe dans l’église quand ils mourraient. On trouve 2 seigneuries très souvent dans un même village, un laïque et un militaire.

Conchez : concis : couper, abattre, tailler (bois, taillis). Conchez aurait été bâti dans un bois.
D’autre hypothèses existent, notamment

Anciens tracés de Conchez

Les fossés anciens de la ville se trouvaient à l’emplacement de la route de Lembeye-Aire, et derrière le presbytère. On retrouve des documents du XVIIe siècle où l’on parle de chapelle dans le château : une chapelle « en lou castet ». Quand on montait dans la ville, on disait : « m’en vaw a la ville ». Il n’y a jamais eu de château fortifié. C’était une ville construite pour une raison militaire. Les bastides datent de la fin du XII et XIVe siècle, Conchez existait avant. Ce ne serait donc pas une ancienne bastide mais elle en possède les caractéristiques. Il n’y a pas de portes fortifiées.
La noblesse en Béarn appartient au lieu et non pas aux familles ni aux personnes. Le lieu fortifié appartenait au Vicomté. Ce sont tous des châteaux de « bois ». Le roi à la fin du XVIIe siècle, pendant la guerre de succession d’Espagne) le roi louait des seigneuries qui lui appartenait pour se faire de l’argent. Ici, la seigneurie de Conchez était louée à Théophile de Brumont, « seigneur engagiste » de Conchez. Il touchait des revenus qui normalement étaient destinés au roi, puis il lui en restituait une partie sous forme de loyer. Il devenait noble. Car la noblesse béarnaise n’est pas une noblesse de sang mais de terre. Ce n’est que François Ier qui a rendu la noblesse héréditaire (Loi salique). Il fallait posséder une terre noble, soit une seigneurie de paroisse, une abbaye laïque, soit une maison noble. Mais il fallait aussi que les états de Béarn, qui se réunissaient tous les ans, en général à Quasimodo (deuxième dimanche de Pâques), acceptent ce monsieur comme étant noble. Il fallait qu’il présente son certificat de baptême s’il était fils de l’ancien, son certificat de notaire, s’il l’avait acheté ou s’il avait eu une donation. Les Etats de Béarn n’étaient pas seulement des nobles mais des « Jurats des villes ». Le petit corps « Tiers Etat » pouvait empêcher un prétendant d’entrer dans le camp de la noblesse. De nombreux procès ont eu lieu. Ces procès ont perduré jusqu’au début de la Révolution Française. A partir de ce moment là, ils ont accepté les lois françaises.

La seigneurie paroissiale

Deux maisons nobles : la maison de Hiton et la métairie des Bartes.

Pour la première, le roi l’a anoblie en 1791 en faveur de Bernard de Hiton, fils de Conchez et Capitaine d’Henri IV. Le roi l’a remercié en anoblissant sa terre. C’est une maison très importante du Vic-Bilh. Deux branches dans la famille Hiton : une seigneurie de Claracq et de Garlin et une seigneurie de st-Jean-Poudge et à Conchez éteinte vers 1840.
La Bartes est un terrain près d’un ruisseau, en zone inondable. A Conchez, c’était en bas chez Pouquit, à la Plèche. Maison anoblie en mars 1609 en faveur de Bernard Lartigue qui devait faire l’hommage de fer de lance doré au roi.

La noblesse et la bourgeoisie en Béarn n’était pas riche. Conchez a servi de marché tant que Lembeye et Garlin n’existaient pas. On y trouvait des commerces. Ca a été un centre Protestant. Conchez a eu 5 pasteurs Protestants et 34 familles alors qu’il n’y en avait que dans les villes. Le clergé béarnais ne valait rien. Les abbés Laïques ne nommaient pas toujours des curés « tout blanc ». La maison Curia était habitée par un ancien notaire protestant.

On vendait à Conchez des céréales dont on retrouve des poids et mesures. Un maire, un curé, un percepteur, un commissariat de police et de gendarmerie, un instituteur et une institutrice communaux, un notaire, un vétérinaire, un bureau de poste, une perception, c’était le chef-lieu du Canton. Tous les mardi le marché de vin, de fromage, de maïs et une foire les mardi de Pâques, le 1er mardi de mai et de Pentecôte. La fête patronale de Saint Germain le 31 juillet. Les notables : Betbeder, Brusse, Férié, Pouquet, Laplace, Paquàa, Bedaille.

15 communes l’environnent dont la plus éloignée est à 5 kilomètres.
Eglise Saint Germain : les chrismes semblent à l’envers. En Vic-Bilh, les églises les plus vieilles sont du X et XIe siècle en Vic-Bilh.
On cultivait essentiellement du lin, de la moutarde et du vin.
Etigny a ouvert le Béarn à la France et à l’Espagne. Il a créé la route d’Auch qui n’existait pas.
Conchez a eu un passé guerrier. Le bassin de Conchez a été brillant et important. Actuellement, il n’y a pas d’expansion économique.

vendredi 17 juillet 2015

Liste des pasteurs dans la paroisse de Conchez

Tandin J., 1564-1576
Doret J., 1576-1577
Germain E., 1577-1578
Dubois J., 1579
Puyol P., 1579-1621
Fondeville J., 1619-1620
Fauger P., 1621-1633 
Abbadie D., 1637-1653

Source: http://www.cepb.eu/Histoire/Fichiers/liste%20pasteurs%20paroisses.pdf

jeudi 17 mars 2011

Calvinisme: abjuration

J'ai trouvé cet extrait d'acte d'abjuration issu d'un registre paroissial de Diusse. Je cite en bas de celui-ci la source de cet extrait. Cela demande vérification.

Un acte d'abjuration du calvinisme

Au XVIII° siècle, les mariages entre catholiques et protestants étaient impossibles car l'un des deux époux devait renoncer à sa religion d'origine pour embrasser celle de son futur conjoint. Les registres paroissiaux de l'époque contiennent quelques actes de mariage dans lesquels l'époux, récemment converti, est dit "suffisamment instruit de notre religion" pour pouvoir recevoir la bénédiction nuptiale. Mais il est rare de rencontrer un acte qui, comme celui-ci, témoigne seulement de la conversion d'"hérétiques" ; il est extrait du registre paroissial de DIUSSE, petit village du Béarn où les calvinistes étaient relativement nombreux.


"Le 23° novembre 1751 dernier jour du jubilé séculaire noble Philippe Brumont Disse de Diusse agé de vingt cinq ans et Capitaine dans le régiment de Borbonois ; et Pierre Brumont dit Revel fils naturel de feu noble Théophile Brumon Disse de Diusse agé d'environ quarante cinq ans firent dans l'Église parroissiale de Diusse l'abjuration de l'herezie de Calvin dans laquelle ils avaient eu le malheur de naître et de vivre sans contrainte de leur propre mouvement et ayant fait la profession de foy contenue dans nos Rituels avec les sermens sur les Sts evangiles en temoignage de la sincerité de leurs sentiments Je soussigné leur ay donné publiquement l'absolution de leur herezie en ayant reçu le pouvoir de Monseigneur l'éveque qui m'avait comis a cet effet presents et temoins les Srs Raymond Francine et Blandin, les Srs Jacques St Florence de Conchez et Antoine Pommé de Ste Colome maître d'ecole de Diusse qui ont signé avec moy."

Source: http://yvestalfer.perso.sfr.fr/genealogie/a%20conserver/abjuration.html